Dans une maison, deux solutions dominent : le multi-split (une unité murale par pièce, reliées à une unité extérieure), de 5 000 à 7 000 € TTC posé pour trois pièces, et le gainable (une seule unité cachée dans les combles ou un faux plafond, des bouches dans chaque pièce), de 6 000 à 15 000 €. Le gainable demande de la place pour les gaines ; le multi-split s'installe partout.
Un radiateur électrique rend 1 kWh de chaleur par kWh consommé ; une clim réversible de SCOP 4 en rend environ 4 sur la saison, et ouvre droit à une prime CEE. Mais elle ne chauffe pas l'eau, seulement les pièces équipées, et perd en rendement par grand froid : on garde en général quelques radiateurs.
Dans une maison, pas de vote de copropriété : l'unité extérieure se place où la technique et les voisins le permettent. Une unité visible qui modifie l'aspect de la maison demande une déclaration préalable en mairie (deux mois près d'un monument historique). Le vrai risque, c'est le bruit : loin des fenêtres des voisins, sur des plots antivibratiles, jamais au fond d'une cour étroite.
Vous habitez un appartement
Vote de la copropriété, unité extérieure sans balcon, déclaration en mairie, prix du studio au 4 pièces.
Sans balcon, l'unité extérieure peut aller sur une console en façade, sur le toit-terrasse ou au sol dans la cour, à condition d'obtenir le vote de l'assemblée générale et de déposer une déclaration en mairie. Si la copropriété refuse, il reste le climatiseur monobloc fixé au mur (deux percements, qui demandent aussi un vote) et le mobile, moins efficaces.
Une clim avec unité extérieure en façade, sur un balcon ou sur le toit doit être autorisée par l'assemblée générale, à la majorité de tous les copropriétaires (article 25 de la loi de 1965), puis déclarée en mairie si l'aspect de l'immeuble change. Comptez trois à six mois entre la lettre au syndic et la pose.
Comptez 1 800 à 4 000 € TTC posé pour un monosplit (studio, ou séjour d'un deux-pièces), 3 000 à 5 500 € pour un bi-split, 5 000 à 7 000 € pour un tri-split. L'écart dans chaque fourchette tient surtout à la longueur des liaisons, au support de l'unité extérieure et à la gamme du matériel.
Pour tous les logements
TVA, puissance, entretien : ce qui vaut en maison comme en appartement.
Une clim ou une pompe à chaleur air-air de 4 à 70 kW doit être entretenue au moins tous les deux ans par un professionnel (décret 2020-912), à la demande de l'occupant, avec une attestation remise sous quinze jours. En dessous de 4 kW, rien n'est imposé, mais un nettoyage des filtres toutes les deux à quatre semaines d'usage et une visite par an restent conseillés.
Comptez environ 100 W de froid par m² sous 2,50 m de plafond : 2,5 kW pour une pièce de 25 m², 3,5 kW pour 35 m². Descendez vers 70 W/m² dans un logement récent bien isolé, montez vers 125 W/m² sous les toits ou derrière une grande baie au sud. Seul un bilan pièce par pièce fixe la puissance du devis.
Depuis le 18 juillet 2026, une clim réversible fixe posée dans un logement de plus de deux ans est à 5,5 % de TVA si elle est classée au moins A++ (monosplit) ou A+ (multi-split), en froid et en chaud, et qu'elle se pilote à distance. Le taux couvre le matériel, la pose, l'entretien et le dépannage ; l'installateur n'a pas besoin d'être RGE.